Pendant longtemps, j’ai écrit pour me plaindre. Sans vraiment m’en rendre compte, les mots que je posais sur le papier entretenaient ce que je voulais justement quitter. Puis, un jour, ma manière d’écrire a changé.
Quand je me suis séparé, oui, je me suis senti complètement désemparé.
À ce moment-là, je n’avais pas les connaissances ni les repères que j’ai aujourd’hui.
Si je les avais eus, j’aurais avancé beaucoup plus vite, sans me perdre dans des questions inutiles.
Quand on est seul, on a tendance à s’isoler, à éviter les autres, à se faire discret pour ne pas déranger.
Mais les ressources disponibles aujourd’hui — les groupes, les associations, les espaces d’écoute — peuvent vraiment aider à sortir de situations compliquées.
Le monde devient de plus en plus individualiste, chacun enfermé dans ses propres murs.
Pourtant, il suffit de briser ces carcans pour découvrir que des milliers de personnes traversent des épreuves similaires.
C’est pour cela qu’avec mon expérience, je veux les aider, par-dessus tout.
Parce que je connais ce chemin, parce que j’ai accompagné des milliers de personnes, et qu’au moins 80 % d’entre elles affrontent la solitude ou des problèmes de santé réguliers.
Je veux leur dire qu’on peut s’en sortir, qu’on peut retrouver de la force, du lien et du sens.
Et que parfois, il suffit d’un pas vers les autres pour que la lumière revienne.
Aujourd'hui, avec le recul, je sais qu'il ne sert absolument à rien de se plaindre. Ressasser le passé ne change pas le quotidien. Ces moments sombres remontent à près de 9 ans maintenant, et ce qui m'importe aujourd'hui, ce n'est pas de pleurer sur ce qui a été, mais de vous partager la solution concrète pour vous en sortir. Si j'avais connu cela plus tôt, je n'aurais pas perdu autant de temps. Tentez le coup, testez cette approche, elle peut tout changer pour vous.
Le jour où le sol s'est dérobé (2017)
C’était un vendredi soir, en 2017. Après l'échec de mon couple, j'ai dû revenir habiter chez mon père. Du jour au lendemain, je me suis retrouvé coupé de tout. Plus aucun lien social direct. Plus de collègues de travail, plus de repères, plus personne de mon ancien environnement.
Et le plus douloureux... ma fille. Je ne la voyais plus tous les jours. Je me suis retrouvé à la voir seulement un week-end sur deux. Pour couronner le tout, sur le plan professionnel, c’était le désert : j'ai passé quatre concours dans l'administration en France, et j'ai raté les quatre. Au même moment, ma sœur est partie s'installer dans le sud de la France. J'ai perdu une présence de mon quotidien familial.
Dans cette chambre chez mon père, j'avais les mains désespérément vides. Il ne me restait plus rien, à part deux choses : mes jambes pour marcher au moins deux heures par jour, et un stylo pour écrire et me vider la tête.
Heureusement, cet été-là, pendant les weekends de juillet et août 2017, une bouffée d'oxygène est arrivée. Je suis parti marcher avec des amis dans le massif des Vosges. On a enchaîné les randonnées, et ça m’a beaucoup aidé à fuir le bitume et le noir de mes pensées. On a fait le tour du lac de Pierre-Percée, mais aussi le lac Noir, le lac Blanc et le lac Vert. On s’est même frottés au célèbre Sentier des Roches, à flanc de falaise. Chaque pas en altitude, chaque lueur sur l'eau de ces lacs, c'était une victoire contre le vide. C’est de ce dénuement total, en 2017, qu'est né ce texte comme tant d’autre que j’ai déchiré par la suite, mais je vous partage aujourd'hui ce texte épargné du débarras comme le miroir de mes doutes de l'époque:
🎨 “Présage :
Le 30 novembre 2017
Ce soir la nuit m’appartient et plus que toi à l’heure-ci.
Et j’entends les voix me parler à l’esprit dans le silence autour de moi
Là pour te livrer les couleurs de ma vie
M’accrochant les poignets par des écrits entrelacés.
Je me laisse si bien aller dans tes grands bras.
Dans l’immédiat, j’ai l’impression que tu es là,
Mettant de l’ordre dans mon cerveau mélangé par les tourments,
Des moments heureux et malheureux tant filmé
Le 19/12/2017
Je me souviens de cette nuit douloureuse
Comme des diamants déposés un amour nu.
Je me fus imposé à être si bien déchu
Ton être m’abandonna sous la forme d’yeux
Qui m’avait couvert si tendrement d’amour
Dont j’avais tant mal les oreilles d’un sourd”
© Geoffrey Capizzano – Tous droits réservés
Le sens de ce poème
Dans « Présage », la nuit représente un moment de solitude où je me retrouve face à moi-même. Le silence extérieur laisse davantage de place aux pensées, aux souvenirs et à cette sorte de dialogue intérieur qui apparaît lorsque tout s’arrête autour de nous.
Quand j’écris « Là pour te livrer les couleurs de ma vie », les couleurs représentent les différentes émotions de mon existence : les moments lumineux comme les périodes beaucoup plus sombres.
L’image « M’accrochant les poignets par des écrits entrelacés » traduit, pour moi, le lien très fort qui commençait à se créer avec l’écriture. Les mots pouvaient m’enfermer dans mes pensées lorsque je ressassais ce qui n’allait pas, mais ils pouvaient aussi devenir une manière de les libérer.
Puis vient cette phrase : « Mettant de l’ordre dans mon cerveau mélangé ». Elle est probablement l’une des clés du poème. Écrire me permettait de prendre toutes ces émotions désordonnées et de leur donner une forme. Ce que je n’arrivais pas toujours à comprendre intérieurement devenait plus visible une fois posé sur le papier.
La deuxième partie est plus douloureuse. Les souvenirs d’un amour, de l’absence et du sentiment d’abandon s’y mélangent. Les diamants symbolisent quelque chose de précieux, mais aussi quelque chose de dur : certains souvenirs restent beaux tout en faisant mal.
À cette époque, je n’avais pas encore conscience de ce que l’écriture allait devenir pour moi. Je pensais simplement déposer ma douleur sur le papier.
Avec le recul, je vois autrement ce poème : les mots qui servaient d’abord à exprimer mes blessures allaient progressivement devenir des mots capables de me remettre en mouvement.
C’est peut-être là que se trouve le véritable « présage » du titre.
L'évidence du non-contrôle et la réalité solo
Regardons les choses en face : dans la vie, on ne peut pas tout contrôler. C’est une évidence, et encore plus quand on se retrouve parent solo.
Peut-être que ça fait des mois, ou même des années, que vous n’avez entendu personne vous dire cela. Peut-être que dans votre entourage, ou dans votre propre tête, la seule phrase qui tourne en boucle c’est : “C’est comme ça, c’est pas autrement, faut faire avec.” Et vous avancez, la tête dans le guidon, en subissant. Vous ne vous êtes jamais arrêté(e) pour vous dire : “Attends, et si le secret, c’était justement d’admettre que je ne peux pas tout contrôler ?”
Parce que la réalité, elle est là, évidente et brute. Aujourd’hui, votre vie a totalement changé. Que vous vous retrouviez seul(e) avec vos enfants tous les jours à courir après le temps, ou seul(e) un week-end sur deux face au vide et à une nouvelle organisation... vous devez tout gérer. Vous devez tout planifier, tout organiser, tout porter tout(e) seul(e). Ce n’est plus du tout, mais alors plus du tout le même état d’esprit qu’il faut avoir par rapport à l’époque où vous n’aviez pas cette charge sur les épaules. Les anciennes règles ne marchent plus.
Je vais être totalement transparent avec vous : je n’ai pas de formule magique. Je n’ai pas de recette miracle qui va faire disparaître les difficultés en un claquement de doigts. Mais ce que je peux faire, c’est vous aider à déclencher des mécanismes en vous. Des leviers cachés pour changer d’état d’esprit, accepter ce qui ne dépend pas de vous, et reprendre le pouvoir sur ce que vous pouvez vraiment changer. C’est en acceptant cette réalité que vous allez enfin vous découvrir.
Le déclic : le livre qui m’a dynamité le cerveau (2020)
Ce déclic, je l’ai eu trois ans après cette période d’isolement. En 2020 pendant la période de COVID-19, j’ai enfin découvert une œuvre qui a radicalement bousculé toutes mes certitudes : “L’art subtil de s’en foutre” de Mark Manson.
Ce livre m’a littéralement dynamité le cerveau. Il ne m’a pas poussé contre un mur avec de fausses promesses de bonheur. Au contraire, il m’a mis face à moi-même. Il a agi comme un grand nettoyage en ne laissant dans ma tête que ce qui était réellement important pour moi. J’ai réalisé une vérité brute : nous gaspillons une énergie phénoménale à essayer de maîtriser ce qui nous échappe. Pour un parent solo, c’est le chemin le plus court vers l’épuisement.
Ma toute première action après ce séisme intellectuel a été immédiate : me focaliser exclusivement sur ce que je voulais vraiment dans ma vie, en jaugeant mes forces.
J’ai repris ma méthode de 2017 — la marche en forêt et l’écriture — et je l’ai épurée grâce à cette nouvelle philosophie. Au lieu d’utiliser mon carnet pour me plaindre de ce que je subissais, j’ai commencé à écrire pour identifier mes forces et j’ai bâti un programme de routines quotidiennes pour mettre mon corps en mouvement :
La marche en plein air : J’ai gardé cette habitude ancrée dans les Vosges, en allant m’aérer dès que la pression montait pour casser le rythme des pensées négatives.
Les exercices respiratoires hypertoniques : Durant mes jours de repos, j’ai commencé à pratiqué des respirations rapides associées à des mouvements énergiques pour purifier mon organisme et oxygéner mon cerveau.
Le yoga : Je terminais par des postures de yoga pour ancrer ce calme retrouvé et étirer mon corps fatigué par la charge mentale.
La règle d’or : prenez soin de votre personne
S’il y a une première chose que vous devez retenir et appliquer dès aujourd’hui, c’est celle-ci : prenez soin de votre personne. Dès que vous avez un moment, faites de vous une priorité.
Prendre soin de soi, ça commence par des choses très concrètes. Évitez au maximum les écrans avant de dormir. Arrêtez de vous coucher tard pour regarder la télévision. Mangez le plus équilibré possible, et fuyez les produits ultra-transformés ou trop sucrés. Tout cela peut paraître anodin. Mais je vous le garantis, sur le long terme — sur 10, 20 ou 30 ans —, le résultat est flagrant.
Autour de moi, j’ai vu des personnes refuser de faire attention à elles. Elles ont toujours vécu au jour le jour, sans aucune organisation préalable. Le résultat ? Elles se sont retrouvées complètement submergées et perturbées au niveau émotionnel. Et lorsque les inévitables problèmes surgissaient, ils prenaient immédiatement des proportions dramatiques, des envergures qui auraient pu être tellement moindres avec un minimum de clarté.
En tant que parent solo, votre santé et votre structure mentale sont le moteur de votre maison. Si vous coulez, tout le monde coule. Planifier vos journées n’est pas un luxe, c’est votre meilleure armure.
Passez à l’action
Si vous gérez tout votre quotidien en solo et que vous sentez que vous perdez pied, je vous conseille de lire ou d’écouter ce livre au plus vite. Il vous aidera à faire le tri et à arrêter d’allouer de l’importance à ce qui vous détruit.
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Note de transparence et d’authenticité : Certains liens cliquables, dont ce dernier, sont des liens d’affiliation. Si vous passez par eux pour vous procurer le livre, je toucherai une petite redevance qui m’aide à faire vivre Capémotive. Pour vous, cela ne change absolument rien, le prix reste exactement le même. Je ne vous recommande ce livre que parce qu’il a véritablement bousculé mon approche de la reconstruction.
Votre plan d’action pour ce soir
Si vous vous sentez submergé(e) aujourd’hui, rappelez-vous que la plainte ne résout rien. Passez directement à l’action :
Prenez un carnet ce soir lorsque les enfants dorment.
Écrivez pendant 5 minutes pour déposer votre fatigue ou vos colères. Sortez-les de vous.
Puis, changez votre filtre : Écrivez la liste des 2 ou 3 choses dont vous décidez officiellement « de vous foutre » dès demain parce que vous ne pouvez pas les maîtriser. Concentrez votre précieux temps uniquement sur vos forces, sur ce que vous voulez vraiment, et sur ce qui est sous votre contrôle.


